
En 2026, l’activité physique en établissement s’impose comme un pilier du projet de soins, alors que la majorité des résidents arrivent déjà avec une perte d’autonomie. Dans ce contexte, les familles accordent une attention particulière à la présence de professionnels formés en Activité Physique Adaptée (APA). Pour celles qui privilégient le climat du Var, s’informer sur les EHPAD à Sanary-sur-Mer permet d’évaluer les possibilités d’activités en extérieur, favorisées par l’environnement méditerranéen. Ce guide présente les pratiques réellement proposées ainsi que les critères essentiels pour garantir la sécurité et le bien-être des résidents.
Pourtant, toutes les activités proposées ne se valent pas. Les familles découvrent souvent lors des visites une confusion persistante entre « animation sportive » ponctuelle et programme structuré d’Activité Physique Adaptée (APA). Cet article détaille les types d’activités physiques réellement pratiquées en EHPAD, leur segmentation selon le profil d’autonomie (GIR), les bénéfices mesurables et les critères concrets pour évaluer la qualité d’un programme lors de vos visites.
Vos 3 priorités pour évaluer les activités physiques d’un EHPAD :
- Vérifier la qualification des encadrants (professionnels diplômés en APA ou kinésithérapeutes, pas simple animateur)
- Confirmer la fréquence minimale (au moins deux séances hebdomadaires encadrées, idéalement 150 minutes par semaine selon l’OMS)
- S’assurer de l’adaptation au niveau GIR de votre proche (exercices différenciés pour autonomes, semi-dépendants et très dépendants)
Activité physique en EHPAD : entre animation et programme de santé structuré
Les brochures commerciales des établissements affichent toutes « ateliers bien-être » ou « animations sportives », mais cette formulation masque souvent une réalité hétérogène. L’erreur la plus fréquente consiste à confondre une activité récréative ponctuelle (animation sportive générique) et un programme d’Activité Physique Adaptée (APA) structuré, encadré par des professionnels diplômés. Un vrai programme APA repose sur une évaluation initiale des capacités du résident, un suivi régulier et des objectifs précis de maintien ou d’amélioration des fonctions motrices.
Selon la note interministérielle du 29 février 2024 sur l’APS en ESSMS, chaque établissement accueillant des personnes âgées doit désormais désigner un référent APS (Activité Physique et Sportive) et proposer au moins 30 minutes d’activité physique quotidienne. Cette instruction impose également une évaluation préalable des capacités physiques en fonction de l’âge, du niveau d’autonomie et de la pratique antérieure. Dans les faits, la majorité des EHPAD proposent plutôt deux à trois séances collectives hebdomadaires encadrées, complétées par des encouragements à la mobilité spontanée.
Le cadre réglementaire français s’appuie sur les recommandations de l’OMS adaptées aux personnes de plus de 65 ans. Ces dernières préconisent au moins 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée par semaine, ou 75 minutes d’intensité soutenue. Les établissements les mieux équipés intègrent également des exercices d’équilibre et de renforcement musculaire des membres inférieurs, deux axes prioritaires pour prévenir les chutes.
Bon à savoir : En 2021, 214 029 personnes âgées vivant en EHPAD ou à domicile ont bénéficié d’activités physiques adaptées collectives financées par les conférences des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie.
Panorama des activités physiques selon le profil du résident
La diversité des niveaux de dépendance impose une segmentation rigoureuse des activités proposées. Un établissement héberge à la fois des résidents autonomes (GIR 5-6) capables de marcher sans aide technique, des personnes en perte d’autonomie modérée (GIR 3-4) nécessitant un déambulateur, et des résidents en forte dépendance (GIR 1-2) confinés au fauteuil roulant ou au lit. Proposer le même atelier à ces trois profils reviendrait à ignorer les besoins spécifiques de chacun.

Résidents autonomes ou semi-autonomes (GIR 5-6) : pour les résidents conservant une mobilité satisfaisante, les programmes privilégient le renforcement musculaire et l’endurance. La gymnastique douce constitue l’activité la plus fréquente : exercices assis ou debout avec appui, mobilisation articulaire, étirements. Certains établissements organisent également des séances de marche thérapeutique en extérieur ou en intérieur. Le yoga sur chaise et le tai-chi adapté travaillent la souplesse, la coordination et la respiration.
Résidents en perte d’autonomie modérée (GIR 3-4) : l’objectif prioritaire devient le maintien des capacités existantes. Les ateliers équilibre occupent une place centrale : exercices de proprioception, transferts sécurisés, marche avec changements de direction. Les parcours motricité utilisent des tapis de différentes textures, des plots à contourner. Les séances durent rarement plus de 30 minutes. L’encadrement rapproché (un professionnel pour cinq à six résidents maximum) garantit la sécurisation des gestes.
Résidents très dépendants (GIR 1-2) : pour les résidents alités ou confinés au fauteuil, les activités prennent la forme de mobilisation passive. L’intervenant (kinésithérapeute ou aide-soignant formé) réalise des mouvements doux des membres pour prévenir les raideurs articulaires et maintenir la circulation sanguine. Certains établissements proposent également des séances de stimulation sensorielle : manipulation d’objets de textures variées, sollicitation de la préhension.
Le tableau ci-dessous synthétise les activités physiques adaptées selon le niveau d’autonomie mesuré par la grille GIR. Chaque ligne détaille les exercices recommandés, les objectifs de santé visés et les précautions d’encadrement nécessaires.
| Profil autonomie (GIR) | Activités adaptées | Objectifs santé | Précautions |
|---|---|---|---|
| Résidents autonomes ou semi-autonomes (GIR 5-6) | Gym douce, marche thérapeutique, yoga sur chaise, tai-chi adapté | Renforcement musculaire, endurance cardio-respiratoire, souplesse | Évaluation cardiaque préalable, adaptation intensité selon retours |
| Résidents en perte d’autonomie modérée (GIR 3-4) | Ateliers équilibre, parcours motricité, mobilisation articulaire, transferts sécurisés | Prévention chutes, maintien capacités fonctionnelles, proprioception | Encadrement rapproché (1 professionnel pour 5-6 résidents), séances courtes (30 min max) |
| Résidents très dépendants (GIR 1-2) | Mobilisation passive, stimulation sensorielle, exercices de préhension | Prévention raideurs articulaires, maintien circulation, lutte contre enraidissement | Intervention quotidienne brève (10-15 min), coordination avec équipe soignante, validation médicale systématique |
Bénéfices mesurables : au-delà du bien-être, des résultats de santé concrets
Les effets de l’activité physique adaptée dépassent largement la dimension sociale ou occupationnelle. Sur le plan strictement médical, la pratique régulière d’exercices encadrés contribue à réduire le risque de chute chez les résidents d’EHPAD, selon les recommandations officielles du portail gouvernemental Pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Les exercices d’équilibre et de renforcement musculaire des membres inférieurs améliorent la station debout, la coordination des mouvements et la confiance en soi lors des déplacements. Au-delà de la prévention des chutes, les bénéfices documentés incluent le ralentissement de la sarcopénie (perte de masse musculaire liée à l’âge), la limitation de la progression de l’ostéoporose et la préservation de la densité osseuse. Les études gériatriques montrent également des effets positifs sur le système cardiovasculaire, le contrôle glycémique chez les résidents diabétiques et la fonction respiratoire.

Sur le plan cognitif et psychologique, l’impact reste tout aussi significatif. Les ateliers collectifs favorisent le lien social, réduisent l’isolement et stimulent la motivation. La dimension ludique maintient l’attention et sollicite les fonctions exécutives. Au-delà de ces gains physiques mesurables, l’activité régulière participe au bien-être physique en EHPAD dans sa globalité, avec des effets sur le moral, le lien social et la qualité du sommeil. Les familles constatent fréquemment que les résidents participant activement aux ateliers conservent plus longtemps leur autonomie dans les gestes du quotidien.
Encadrement et fréquence : les critères qui font la différence
La qualification des intervenants constitue le premier marqueur de sérieux d’un programme d’activités physiques. Un encadrement professionnel qualifié repose idéalement sur des enseignants en Activité Physique Adaptée titulaires d’une Licence STAPS APA-S (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, mention Activité Physique Adaptée et Santé), des kinésithérapeutes ou des ergothérapeutes. Ces professionnels possèdent une formation spécifique à l’adaptation des exercices selon les pathologies, les contre-indications médicales et les niveaux de dépendance.
La différence avec un simple animateur sportif tient à la capacité d’évaluation individuelle et d’ajustement fin des protocoles. Un enseignant APA diplômé réalise une évaluation initiale des capacités motrices de chaque résident, définit des objectifs personnalisés et coordonne son action avec le médecin coordonnateur de l’établissement.
La fréquence des séances détermine directement l’efficacité du programme. Les recommandations officielles préconisent au moins 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée par semaine pour les personnes de plus de 65 ans, soit l’équivalent de deux à trois séances hebdomadaires d’environ 45 minutes à une heure. Dans les faits, les établissements proposent le plus souvent deux séances collectives encadrées par semaine, complétées par des encouragements à la mobilité spontanée quotidienne.
L’adéquation entre les besoins médicaux et les infrastructures sportives est le principal facteur de réussite du placement. Un diagnostic territorial permet d’isoler les établissements disposant d’équipements de pointe, comme des salles de psychomotricité ou des jardins sensoriels sécurisés. Cette vérification préalable assure au résident un environnement qui favorise réellement le maintien de ses facultés motrices résiduelles sur le long terme.
Pour les résidents en GIR 6-5 conservant une forte autonomie, certains établissements proposent même un accompagnement individualisé via coaching sportif pour seniors, approche personnalisée maximisant les résultats. Cette option reste cependant rare et constitue généralement une prestation payante complémentaire.
Questions à poser lors de votre visite d’EHPAD
- Les activités physiques sont-elles encadrées par des professionnels diplômés en APA, des kinésithérapeutes ou des ergothérapeutes ?
- Quelle est la fréquence hebdomadaire réelle des séances encadrées (vérifier si au moins deux fois par semaine) ?
- Une évaluation initiale individuelle des capacités physiques du résident est-elle systématiquement réalisée à l’admission ?
- Le médecin coordonnateur valide-t-il l’aptitude de chaque résident à participer aux activités proposées ?
- Les exercices sont-ils réellement adaptés selon le niveau GIR (activités différenciées pour autonomes, semi-dépendants et très dépendants) ?
- Les activités physiques sont-elles incluses dans le tarif hébergement ou constituent-elles un supplément tarifaire ?
Vos questions sur les activités physiques en EHPAD
Les activités physiques sont-elles incluses dans le tarif EHPAD ou constituent-elles un supplément ?
Dans la majorité des établissements, les activités physiques collectives encadrées sont incluses dans le tarif dépendance ou le forfait hébergement. Certaines prestations spécialisées peuvent cependant générer un surcoût : séances individuelles de kinésithérapie prescrites (prises en charge par l’Assurance maladie), accompagnement par un coach sportif privé, balnéothérapie ou aquagym. Vérifiez ce point lors de la visite et demandez le détail du contrat de séjour.
Que faire si mon parent refuse systématiquement de participer aux activités proposées ?
Le respect du consentement du résident constitue un principe fondamental de la bientraitance en EHPAD. L’équipe peut proposer, encourager et adapter les modalités, mais ne peut contraindre. Un refus persistant nécessite une analyse pluridisciplinaire : le résident souffre-t-il de douleurs non exprimées ? Les activités sont-elles réellement adaptées ? Un accompagnement psychologique ou un ajustement du traitement peut parfois lever les réticences. Certains résidents acceptent mieux les stimulations informelles que les ateliers collectifs.
Quelle est la différence entre animation sportive et Activité Physique Adaptée (APA) ?
L’animation sportive désigne généralement une activité récréative ponctuelle, encadrée par un animateur sans formation médicale spécifique, visant avant tout l’occupation et la convivialité. L’Activité Physique Adaptée (APA) constitue une démarche thérapeutique structurée, encadrée par des professionnels diplômés (Licence STAPS APA-S, kinésithérapeutes, ergothérapeutes), reposant sur une évaluation initiale individuelle, des objectifs de santé précis et un suivi régulier coordonné avec l’équipe soignante. La distinction est cruciale pour évaluer la qualité réelle du programme.
Mon proche souffre de la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, peut-il participer aux activités physiques ?
Oui, dans la très grande majorité des cas, les résidents atteints de maladies neurodégénératives tirent un bénéfice significatif de l’activité physique adaptée. Pour Parkinson, les exercices d’équilibre et de marche aident à compenser les troubles moteurs. Pour Alzheimer et démences apparentées, l’activité physique ralentit le déclin cognitif, réduit les comportements d’agitation et favorise le maintien des repères. L’adaptation porte sur la simplification des consignes, la répétition et l’encadrement rapproché. Le médecin coordonnateur valide les modalités spécifiques selon le stade de la maladie.
Plutôt que de vous contenter des promesses des brochures, cette grille d’évaluation concrète vous permettra de différencier les établissements proposant un véritable programme de santé préventive de ceux qui se limitent à une animation occupationnelle. La qualité de l’encadrement en activités physiques reflète souvent l’attention globale portée au maintien de l’autonomie et au bien-être des résidents. L’évaluation des services proposés en résidence senior s’inscrit dans une démarche plus globale de comparaison, incluant restauration, soins, animations et accompagnement personnalisé.
Précisions sur l’activité physique en EHPAD
- Ce contenu ne remplace pas l’avis du médecin coordonnateur de l’EHPAD concernant l’aptitude du résident
- Chaque programme d’activités doit être adapté individuellement selon les pathologies et le niveau de dépendance
- Les exemples d’activités mentionnés sont indicatifs et varient fortement d’un établissement à l’autre
Pour toute décision concernant la santé de votre proche, consultez le médecin traitant ou un gériatre afin de valider l’aptitude à pratiquer une activité physique.